|
|
|
| |
[ Mercredi 1 juillet 2009 ]
Iran : tout est bien qui finit bien 2 de deux ALP
Le deuxième protagoniste se trouvait à l’endroit le plus inattendu, à savoir… à Washington. Le président Obama, puisque c’est de lui dont il s’agit, est un authentique héros, dans cette dramaturgie. Il s’est refusé à faire procéder à l’escalade dans les troubles, en dépit des exigences des néocons. Il n’a jamais appelé les Iraniens à se soulever, armés, contre le régime honni ; il n’a jamais mis en doute la légitimité des élections, il n’a jamais menacé Téhéran de la rayer de la carte. Pour un président élu récemment, pris en sandwich entre la vieille garde d’Hillary Clinton et de Joe Biden et la jeune garde (sioniste, ndt) d’Emmanuel Rahm et d’Axelrod, avec une sévère récession dans les pattes, avec les coffres de son budget électoral remplis par des donations juives, ce fut, de ça part, un acte d’un héroïsme insensé, dans le genre Iwo Jima. J’imagine ce que Ronald Reagan ou George Bush Père&Fils, auraient dit, à sa place… On aurait eu droit à un truc dans le genre : « Nous sommes tous des Iraniens… » (Et encore, dans le meilleur des cas…).
La « révolution verte » qui a fait pschitt avait été préparée par la CIA infiltrée par les sionistes, du temps de Bush. Paul Craig Roberts a cité le néoconservateur Kenneth Timmerman, qui a écrit, à la veille des élections, qu’une « révolution verte » était annoncée à Téhéran, « le National Endowment for Democracy (le NED, un des instruments de la CIA, I.Shamir) ayant dépensé des millions de dollars à promouvoir des révolutions « colorées »… Une partie de cet argent semble avoir terminé entre les mains de groupes pro-Moussavi ». Mais le Président Obama était un acteur plus que rétif, dans cette histoire. Ce n’est qu’après y avoir été poussé par Biden qu’il a exprimé un désir plus que modeste de n’assister à rien de fâcheux à Téhéran. Ainsi, à mes yeux, le Président Obama s’est honorablement dédit de sa promesse, faite au Caire, de reconnaître les résultats des élections et d’éviter de s’immiscer dans les affaires intérieures des pays du Moyen-Orient… Bon : il aurait pu arrêter la CIA. Mais c’était là, probablement, quelque chose qui n’était pas dans ses possibilités (ça pas dans son « Yes we can » ? ndt…).
Si quelqu’un voulait en faire une pièce de théâtre, le prologue devrait être campé à la Maison-Blanche, avec l’arrivée du Premier ministre israélien Netanyahu… Son rôle pourrait être interprété par une grosse dondon habituée à ce qu’on lui obéisse au doigt et à l’œil.
- « Je veux un nouveau manteau de vison ! » – exigerait-elle, ce à quoi l’Africain s’enquerrait non sans rudesse de savoir si elle ne se contenterait pas de deux coups de pied au cul, en lieu et place ?
Sauf que, dans une attitude typique tout à fait dans le style de Salomé, à la place du manteau de vison, Netanyahu a exigé son comptant de têtes persanes coupées. Il a trouvé l’explication biblique idoine : les Perses sont Amalek, la tribu ennemie : ils doivent donc tous être exterminés, jusqu’à leur dernier chat de gouttière.
Habituellement, lorsqu’ils rencontrent des Premiers ministres israéliens, les Présidents américains commencent à mégoter, comme le fait Abraham avec le Dieu de l’Ancien Testament : « Oh, non : pas jusqu’au dernier chat de gouttière… : laissez-nous épargner quelques chats persans…Hein ? S’il vous plaît !? »
Toutefois, Barack Obama n’a pas débattu de cette question : il a exigé des Israéliens qu’ils gèlent l’expansion des colonies juives.
- Nous ferions bien mieux de ne pas perdre notre temps à ça, et d’envisager les diverses méthodes pour bombarder l’Iran…, objecta Netanyahu… Mais le Nègre-en-chef ne marcha pas dans la combine : il n’acheta pas la marchandise défraîchie du juif. Il insista, exigeant le démantèlement de quelques colonies, et il a mis ça à l’ordre du jour. Alors, pour remettre l’Iran sous les projos, et pour nous faire oublier les colonies, les manipulateurs sionistes décidèrent de remuer la boue au fond de la mare Iran…
Les événements d’Iran font partie intrinsèque de la lutte menée actuellement par l’âme de l’Amérique, incarnée par son président Obama, afin de ramener l’excessive influence juive à sa juste proportion. En dépit du temps très court depuis lequel il tient ferme en main le gouvernail du brave navire Amérique, Obama a franchi quelques pas vraiment courageux :
- Il a fait son discours, au Caire, tendant un rameau d’olivier au monde musulman ;
- Il a exigé d’Israël qu’il démantèle les colonies et lève son blocus sur Gaza ;
- Il a refusé de soutenir le projet visant à bombarder et/ou à saper l’Iran ;
- Quarante-deux ans après, son Administration a décerné la Silver Star Medal à un survivant de l’USS Liberty. Ce navire de guerre américain avait été attaqué par des avions et des torpilleurs israéliens, cette lâche agression ayant été cachée aux yeux des citoyens américains avec la connivence de tous les présidents successifs des Etats-Unis… jusqu’à Obama ;
- Inspirée par la victoire d’Obama, l’Université de Californie sise à Santa Barbara a bloqué la tentative du lobby juif de discréditer et de licencier le Professeur Robinson. C’est là une première absolue en Amérique ! Cet événement est comparable aux premiers échecs du Sénateur McCarthy et de son HUAC (le House Committee on Un-American Activities, Comité Intérieur des Activités Antiaméricaines) au moment où cette machine à broyer les humains était inopinément tombée en panne.
Vous ne pouviez pas vous attendre à ce que le Lobby accepte sa défaite stoïquement. Ils ont contre-attaqué Obama par tous les moyens possibles et imaginables, dont notamment des blogues imbéciles listant ce qu’il n’a pas encore fait, au lieu de célébrer ce qu’il a d’ores et déjà fait… Il a suffisamment d’ennemis sur sa droite, pour que la gauche puisse se laisser convaincre – en attendant des jours plus sûrs.
Les Iraniens, aujourd’hui, ont une tâche très importante à accomplir : ils doivent raccommoder les accrocs et les déchirures causées par la campagne au code coloré inspiré par les sionistes et la CIA. Ils doivent se rappeler que des techniques ultrasophistiquées de psycho-engineering social rend possible à des malfaiteurs d’utiliser des réseaux de socialisation tels que Twitter afin de s’emparer du contrôle sur des sociétés entières et de les détruire. Les citoyens iraniens ordinaires qui se sont fait piéger par cette forme de contrôle mental sont aussi innocents que si on les avait empoisonnés.
Le temps de jeter des pierres est derrière nous : voici venu le temps de bâtir avec.
http://www.israelshamir.net/French/Iran1-fr.htm
[ publié par jeromet
le 2009-07-01 13:34:09 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Mercredi 1 juillet 2009 ]
Iran : tout est bien qui finit bienc 1 de deux Alp
par Israel Shamir
@
Le drame iranien fut une bonne chose car, après des années de diabolisation, les Iraniens sont apparus en leur qualité d’êtres humains aux yeux du public occidental. Même McCain a pleuré la jeune fille iranienne tuée, alors qu’hier seulement il l’aurait jovialement « bombardée, bombardée, bombardée », elle et des millions de ses sœurs, jusqu’à les faire totalement disparaître. Glenn Greenwald a relevé « cette nouvelle sollicitude du quarteron des « Faut bombarder l’Iran ! » envers Le Peuple Iranien » : « Imaginez combien des personnes qui sont en train de manifester, ces jours-ci, seraient mortes, si l’un quelconque de ces partisans du bombardement à outrance avait eu gain de cause ! Heureusement, un des principaux avantages des troubles en Iran, c’est le fait qu’ils ont le don d’humaniser le pire Ennemi, quel qu’il puisse bien être ». Cette humanisation risque fort de ne pas être contrée de sitôt et, par conséquent, les bombardements pourraient bien ne jamais avoir lieu, en dépit des plaidoiries en leur faveur de MM. Netanyahu & Lieberman…
Reste que l’on a senti le vent du boulet. Un jour ou deux après les élections, l’Iran semblait au bord du gouffre, prêt à entrer dans la folie totale, avec d’énormes foules incontrôlables et une garde révolutionnaire bien armée, face à face, avec une haine implacable entre les deux camps. Toutes les réalisations de l’Iran auraient pu être détruites dans le maelström des affrontements ; une puissance régionale chancelante aurait fort bien pu être renvoyée cinquante ans en arrière. Durant un instant, il fut impossible de prédire le script de l’avenir. Téhéran allait-elle suivre Kiev, la capitale de l’Ukraine, les autorités cédant à une pression inexorable des rebelles, organisant de nouvelles élections et installant au pouvoir un président pro-occidental, privatisant le pétrole et le gaz, donnant le pouvoir à des oligarques et à des transnationaux, adhérant à l’Otan ? Ou allait-elle suivre celui de Tiananmen, avec ses tanks écrasant des étudiants obstinés ?
Mais cela s’est bien terminé, en évitant les deux écueils extrêmes. De jeunes professions libérales, parfois qualifiées de manière peu élégante « la bande à Gucci », des communistes anticléricaux et des libéraux, beaucoup d’Iraniens ordinaires de la classe moyenne, ont saisi la chance de montrer qu’ils aspiraient à un régime moins austère. Ils veulent pouvoir prendre un verre en terrasse, porter des vêtements élégants, célébrer de somptueux mariages sans se faire houspiller. Certains d’entre eux veulent user de leurs privilèges et limiter le pouvoir de l’Etat et de la mosquée. Ils ne veulent pas être contrôlés à tout instant par les services de sécurité. Certains partisans de Moussavi soutiennent aussi le combat du peuple palestinien ; ce ne sont pas des agents de la CIA, mais des gens honnêtes et sincères. Beaucoup d’entre eux ont une activité artistique, notamment dans la riche littérature et le merveilleux iraniens. Les Iraniens de l’étranger ont très majoritairement soutenu Moussavi, et ce sont de braves gens, eux aussi.
Le gouvernement du Président légitimement réélu Ahmadinejad feraient bien d’apporter attention à leurs désirs, ne serait-ce que partiellement. Bien sûr, il est loisible de moquer ces jeunes Iraniens occidentalisés, qui criaient « Ahmadi, Bye-bye ! » dans leur langage d’adolescents, style dessin animé, mais personne ne saurait bien gouverner tout en s’aliénant totalement ces élites édificatrices de la nation : l’art de gouverner, c’est, avant tout, l’art du compromis.
Les partisans de Mousavi ne devraient pas être trop marris de leur défaite : ils composaient une telle foule disparate, allant des communistes aux anticommunistes, des anticléricaux aux mullahs et aux ayatollahs, qu’en aucune manière ils n’auraient pu être, tous, contents, même s’ils avaient remporté cette élection. En réalité, une victoire de Moussavi ne saurait être autre chose que le début d’une lutte ouverte pour le pouvoir, et les adeptes les plus en voix et les plus visibles du changement finiraient par se retrouver les grands perdants. C’est ce qui est arrivé aux dissidents soviétiques. Dans la confrontation russe, similaire en bien des points à celle de l’Iran, en août 1991, l’opposition l’avait emporté – et une vaste majorité des gens qui ont tenu les barricades pour Yeltsine ont eu à le regretter : ils se sont fait avoir et ils ont été dépouillés. Cela s’est produit, également, pour les dissidents iraniens, après la chute du Shah : les communistes du parti Toudéh se sont retrouvés hors-la-loi après le succès de la révolution à laquelle ils avaient œuvré si longtemps.
Si l’immense majorité des Iraniens ont voté Ahmadinejad, c’est parce que celui-ci est un homme modeste, qui se dévoue corps et âme pour son peuple, c’est parce qu’il s’est soucié des pauvres et qu’il a protégé l’Iran contre les serres impérialistes. Son œuvre, en matière de programme nucléaire, semble très largement populaire, si bien que même son opposant vaincu n’a pas osé la moindre critique contre ledit programme. Ahmadinejad a bénéficié d’un soutien énorme dans l’ensemble du pays, y compris dans le Nord-Ouest peuplé d’Azéris. Il est aussi populaire dans le monde entier, qui voit en lui un symbole de la rébellion du Tiers-Monde, aux côtés de Castro et de Chavez. Il maintient de bonnes relations avec la Russie et avec la Chine voisines, et même avec l’Irak et l’Afghanistan, sous occupation américaine. La visite-éclair qu’Ahmadinejad a effectuée à Iekaterinbourg, afin d’y assister à la conférence de l’Organisation de Coopération de Shangaï, en pleine insurrection, a démontré sa stature d’homme d’Etat. Dans son discours dynamique, extrêmement bien reçu, il n’a pas fait la moindre allusion à la crise, chez lui, en Iran, et il a été félicité par ses homologues, le Président russe Medvedev et le Président chinois Hu Jintao, pour sa victoire électorale. Sa position antisioniste irréfragable l’a rendu cher aux voisins arabes de l’Iran, fût-ce au grand déplaisir des gouvernants arabes. Ses armes ont sauvé le Liban, en 2006, qui eût été voué, sans elles, à être phagocyté par Israël. Certes, par moment, Ahmadinejad pousse le bouchon un peu trop loin… (Mais, s’il ne le faisait pas, comment pourrait-il savoir jusqu’où il peut aller trop loin ;) ?
Les accusations de fraude électorale sont absolument dénuées de fondement, comme notre ami James Petras l’a démontré, Thierry Meyssan ayant, quant à lui, expliqué la technique utilisée afin de convaincre les Iraniens qu’ils se seraient fait avoir. Mais au-delà du bobard de la soi-disant « fraude », il y avait une plainte authentique : les élites, bien souvent, ne sont pas d’accord avec la démocratie, avec les décisions adoptées par une quelconque majorité. Les gens riches, cultivés et puissants ont le sentiment qu’il est impossible que leur voix ne pèse ni plus ni moins que celle d’un O.S. ou d’un simple paysan. Ils sont partisans « du gouvernement d’une élite », et « d’un vote proportionnel à la place occupée par chaque individu, dans ladite élite », comme aime à le répéter le personnage d’Henderson (ce pote de James Bond est un détective non moins poivrot qu’australien), créé par Ian Fleming, dans le roman « On ne vit que deux fois ».
Habituellement, les élites s’arrangent pour « diriger » la démocratie, si bien que les gens ordinaires finissent par voter par un représentant desdites élites. C’est comme ça, de l’Inde aux Etats-Unis… Toutefois, en de certains moments critiques, ce système peut ne pas fonctionner. Dans ces cas-là, les élites ont tendance à mépriser totalement le vote de la majorité et à agir à leur guise. Ce fut le cas, en Russie, en 1993, quand les nouvelles élites pro-occidentales ne furent pas d’accord avec la majorité représentée par le Parlement et qu’elles firent bombarder ledit Parlement par des tanks… Sur ses ruines, ces élites pro-occidentales installèrent le nouveau système de gouvernement direct. Cela fut également le cas à Belgrade, où les Serbes durent voter, puis revoter, puis re-revoter, puis re-re-revoter, jusqu’à ce que le candidat des élites fût (enfin) confirmé. Ainsi, au niveau psychologique, les partisans de Moussavi ont eu le sentiment d’avoir été privé du pouvoir qu’ils méritaient, par nature. Mais les élections, en Iran, ne sont pas chose rare : ils peuvent donc en rabattre un peu sur leurs ambitions folles, accorder un tantinet de considération à la volonté des citoyens ordinaires… et attendre les prochaines.
En sus des participants directs et des candidats, le drame iranien a eu deux protagonistes d’importance, dont les actions positives ont contribué à éviter le bain de sang et la catastrophe. L’un des deux est le guide spirituel Ali Khamenei, un sage, diplômé de l’Université de Moscou. Il a conservé un contrôle total sur les événements. Un homme tel que lui a cruellement manqué, à Kiev et à Pékin. Son sermon de vendredi a calmé les passions. Il a établi l’évidente contradiction entre les hooligans et les agents de la CIA, d’un côté, et les partisans sincères du programme de Moussavi, de l’autre. Après cette séparation des moutons d’avec les chèvres, la paix civile a pu se rétablir sans délai. Khamenei a pardonné aux partisans de Moussavi, qu’il a accueilli à bras ouverts. De fait, ce fut la fin des grandes manifestations – seuls, de petits groupes d’activistes nés deux fois ont défié ses ordres, ils ont été dispersés grâce au recours à des moyens non létaux.
[ publié par jeromet
le 2009-07-01 13:31:43 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Lundi 29 juin 2009 ]
Le Japon méconnu ALP
I. Après la crise, la crise
@
Devant un parterre de dirigeants d'entreprise, Mme Miyako Suda, membre de la Banque centrale du Japon, n'a guère pris de gants : « L'économie du Japon, a-t-elle déclaré, est tombée d'une falaise dans une vallée profonde et, désormais, elle erre dans la boue par un brouillard dense. » L'image, dont rend compte le Financial Times, est osée, mais elle décrit parfaitement la réalité. Après la récession des années 1997-1998, le Japon est à nouveau dans le rouge. Les richesses créées ont chuté de 12,1 % (en rythme annuel) au dernier trimestre 2008 et continuent à dévisser depuis le début de l'année 2009. C'est la pire récession depuis la seconde guerre mondiale. Plus grave encore que la précédente dégringolade, dont le pays a mis plus de dix ans à se remettre - on parle d'ailleurs de « décennie perdue ».
Certes, depuis, le système financier et bancaire s'est assaini - à tel point que certains établissements se sont portés à la rescousse de banques américaines en péril, comme Mitsubishi, qui a racheté un cinquième du capital de Morgan Stanley. Mais le reste de l'économie (industrie et services) est frappé de plein fouet. Le chômage grimpe à vive allure dans un pays où les indemnités ne durent que trois mois...
Largement tournée vers l'exportation, l'économie a commencé à démanteler ses outils d'intervention publique, qui avaient pourtant fait sa réussite. En conséquence, la chute de la consommation sur ses principaux marchés (Etats-Unis, Europe mais aussi Chine, où les industriels nippons sous-traitent des productions destinées à l'étranger) entraîne un effondrement de la croissance.
Bien sûr, le vent de libéralisme n'a pas tout emporté. Ici comme ailleurs, le pouvoir redécouvre le charme de l'action de l'Etat. Depuis l'automne 2008, le gouvernement en est à son troisième plan de relance. Le dernier en date, annoncé en avril, cherche à frapper les esprits autant qu'à faire redémarrer la machine : 15 400 milliards de yens sont ainsi injectés (115 milliards d'euros). Si l'on tient compte des deux précédents programmes, les dépenses publiques supplémentaires représentent 5 % du produit intérieur brut... Cela suffira-t-il ?
@
@
II. Une histoire controversée
@
Singuliers rapports que ceux du Japon avec l'Occident d'une part et avec ses voisins asiatiques d'autre part. Après avoir été fermé pendant deux siècles et demi - à quelques comptoirs commerciaux près, et à l'exception d'une infime partie de l'élite, nul ne pouvait entrer ou sortir du pays -, le Japon s'est ouvert sous la pression militaire occidentale au milieu du XIXe siècle.
Modernisé à grande vitesse sous la férule des marchands et de l'empereur Mutsuhito fasciné par l'Europe, puis lancé dans des guerres colonisatrices par un régime fascisant, le pays a connu une histoire mouvementée.
La défaite de 1945 a marqué un tournant. Toutefois, les bombardements nucléaires - dont le pays porte toujours les stigmates physiques et psychologiques -, ainsi que l'occupation entre 1945 et 1952 de l'Archipel par les Etats-Unis, qui en ont fait la pièce occidentale de la guerre froide dans le Pacifique, ont largement contribué à empêcher une réflexion collective sur son histoire contemporaine. Comme le notait, avec regret, le grand philosophe et historien Kato Shuichi, « le Japon souffre d'une grave maladie nationale : l'amnésie politique et historique » (Libération, 16 août 2006).
Une amnésie qui ouvre la voie à tous les révisionnismes. Ce fut le cas dans les années 1990 et jusqu'au début des années 2000, avec la publication de livres scolaires niant l'expansionnisme militaire, les visites de premiers ministres successifs au sanctuaire Yasukuni, où sont enterrés des criminels de guerre, ou encore les propos de membres du gouvernement niant les exactions commises à l'encontre de Coréennes, de Chinoises ou de Taïwanaises (les « femmes de réconfort », des esclaves sexuelles pour l'armée). Les relations avec les voisins chinois mais également coréens se détériorèrent alors gravement.
Désormais, les rapports se sont normalisés : les hommages au sanctuaire contesté ont cessé, des universitaires nippons et chinois travaillent ensemble sur l'histoire commune... Une réflexion plus large est engagée sur l'identité japonaise, ses rapports (souvent difficiles) avec l'Occident et son rattachement à l'Asie.
@
@
III. Danse triangulaire
@
Longtemps, Tokyo s'est contenté d'être le supplétif militaire des Américains dans la région. Mais la donne a été modifiée par l'émergence de la Chine dans les affaires du monde, qui a conduit les Etats-Unis à chercher des contrepoids asiatiques, et par la volonté américaine de redéployer des moyens militaires vers le « Grand Moyen-Orient ».
Après la révision de l'accord stratégique signé en 2005 avec Washington, les forces militaires nippones, jusqu'alors purement défensives, se transforment en armée d'intervention apte à se projeter à l'extérieur. Même si l'article 9 de la Constitution japonaise interdit toujours l'utilisation de l'armée dans des conflits internationaux, Tokyo aimerait s'affranchir des contraintes liées à l'après-guerre et s'affirmer sur la scène mondiale.
D'autant que son voisin chinois occupe très largement la place. Si leurs rapports connaissent des périodes de fortes tensions (comme en 2005-2006), les liens économiques, eux, ne se sont jamais distendus depuis l'ouverture de la Chine. Ce qui n'exclut évidemment pas la concurrence politique - en Asie, notamment vis-à-vis de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Anase, Asean en anglais), en Afrique (dans la course aux matières premières) et dans les rencontres internationales (tel le G20, qui réunit les puissances les plus riches et les nations émergentes). Toutefois, la crise actuelle a conduit à resserrer les liens. Avec Séoul, Tokyo et Pékin ont jeté les bases d'une coopération monétaire.
En fait, le trio sino-américano-nippon mène une sarabande endiablée, faite de relations économiques étroites, de rapports diplomatiques houleux et de méfiance réelle - à tout le moins entre la Chine et le Japon.
Le Monde Diplomatique
[ publié par jeromet
le 2009-06-29 12:08:23 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Vendredi 26 juin 2009 ]
Élections iraniennes- Pour en savoir plus ALP
L’ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes
par Jules Dufour
Les États-Unis n'ont pas de leçons à donner à personne sur cette planète. Ils ont causé des torts irréparables à l'ensemble de l'humanité et continuent de dicter les règles de conduite de la gouvernance mondiale en fonction de leurs intérêts. Ils livrent une guerre permanente contre ceux qui s'opposent à ces règles et c'est ce qu'ils font en regard de l'Iran. Les réactions vives de la part des Occidentaux face aux résultats des élections présidentielles iraniennes et les déclarations répétées de fraude et d'injustice ont pour objectifs de déstabiliser le pays et créer les conditions pouvant permettre de justifier une intervention armée.
«Douze mille milliards de dollars, c’est la somme exorbitante perdue suite aux guerres qui ensanglantent l’ensemble du Moyen-Orient depuis 1991. Ce constat chiffré fait partie d’une étude inédite qui a été présentée vendredi 23 janvier dernier au Palais des Nations par le Centre de politique de sécurité de Genève»
(http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054).
Article complet
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14059
@
-----------------------
Etes Vous Prêts Pour Une Guerre Avec Un Iran Diabolisé ? Pourquoi Les US Veulent Délégitimiser Les Elections Iraniennes
@
Paul Craig Roberts a servi comme assistant secrétaire du trésor dans l'administration Reagan. Il est co auteur de " The Tyranny of Good Intentions"
http://www.planetenonviolence.org/Etes-Vous-Prets-Pour-Une-Guerre-Avec-Un-Iran-Diabolise-Pourquoi-Les-US-Veulent-Delegitimiser-Les-Elections-Iraniennes_a1938.html
------------------
Autres articles de Planete non violence sur l'Iran et ses élections
http://www.planetenonviolence.org/Iran_r76.html
-------------
Ahmadinejad, les raisons d'une victoire
Par Mireille Duteil
Le 12 juin, on attendait une lutte serrée entre Ahmadinejad et Mir-Hussein Moussavi. Erreur ! Elle fut de sous-estimer la capacité du président sortant à rebondir. Personnage intelligent au physique ingrat, fils de forgeron, Mahmoud Ahmadinejad est le représentant des classes populaires qui ont fait la révolution islamique.
Homme très pieux, modeste, apparemment peu intéressé par l'argent, à la réputation d'honnêteté, il a gardé, même après son élection à la présidence de la République, la maison qu'il habitait avec sa femme et ses trois enfants dans un quartier populaire de Téhéran. Une image qui plaît à la population la plus pauvre. En face, Moussavi est applaudi par les jeunes, les bourgeois et la classe moyenne supérieure des grandes villes. Il a symbolisé, même à tort, les fortunes vite acquises.
Deuxième atout d'Ahmadinejad : l'argent d'un pétrole cher qu'il a utilisé pour le distribuer dans les couches populaires et les campagnes. Ses voyages dans le pays étaient l'occasion de donner de petites sommes d'argent aux fonctionnaires, de débloquer des prêts pour les commerçants, les petits artisans afin de créer quelques emplois. L'argent a circulé, amélioré le niveau de vie de la population et vidé les caisses de l'État. Les critiques sur la mauvaise gestion venaient des beaux quartiers.
Quelles relations avec les États-Unis ?
Troisième atout : il a derrière lui non seulement l'appareil de l'État, mais aussi celui des Gardiens de la révolution (pasdaran), dont il est issu. Il a participé à la sanglante guerre en Irak comme des millions de familles qui ont perdu des fils, une solidarité qui compte.
Dernier atout : c'est un laïc (même les petites gens détestent les mollahs enrichis) nationaliste. Qu'il tienne tête aux États-Unis n'est pas pour déplaire dans un pays fier de son long passé. Qu'il veuille enrichir l'uranium pour fabriquer du nucléaire civil et éventuellement une bombe, ce qu'il nie, est bien accueilli. Pourquoi l'Iran, ce grand pays, n'y aurait-il pas droit ?
Que va-t-il se passer demain ? Il est peu probable que la victoire de Moussavi ait entraîné un changement de politique sur l'enrichissement de l'uranium. Seul le discours aurait changé. Reste les relations avec les États-Unis. Ce virage stratégique revient au guide de la révolution, l'ayatollah Khamenei, et non au président de la République. Le guide ne peut pas perdre la face. Il lui sera peut-être plus facile d'amorcer un virage aussi important avec un président radical, idéologiquement proche de lui, qu'avec Moussavi. Dans ce cas, il aurait semblé céder au président de la République. Mais nul ne sait ce que veut réellement Khamenei.
Source : Le Point
@
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12165&type=analyse
[ publié par jeromet
le 2009-06-26 08:12:16 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Vendredi 26 juin 2009 ]
Elections iraniennes : le bobard du « vol du résultat » ALP
Par James Petras
« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion. »
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.
Le bobard de la fraude
Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».
Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas la queue du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.
Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.
De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.
Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…
Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.
L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts américains, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire – c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre (Washington Post, 15 juin 2009). Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » (Washington Post, 15 juin 2009).
Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.
De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les Etats-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenues par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des Etats-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.
Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.
L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.
L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’Etat était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.
L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.
La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.
Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les Etats-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes forte en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le Sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préemptive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..
Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » (Financial Times, 16 juin 2009, p. 4). A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.
Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux Etats-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.
Paradoxalement, ce sont les commentateurs américains (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins américains les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…
Source : GlobalResearch
Traduction : Marcel Charbonnier
http://www.ism-france.org/news/article.php?i d=12194&type=analyse
@
[ publié par jeromet
le 2009-06-26 07:59:09 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Jeudi 25 juin 2009 ]
Les Vrais Enjeux Des Elections Iraniennes ALP
Les Vrais Enjeux Des Elections Iraniennes : Le Pari De Rafsanjani Se Retourne Contre Lui
@
Par : Ambassadeur M K Bhadrakumar est diplomate de carrière de l'Inde à la retraite. Il a été en poste en Union Soviétique, Corée du Sud, Sri Lanka, Allemagne, Afghanistan, Pakistan, Uzbekstan, Koweit, et Turquie.
@
@
@
La politique iranienne n'est jamais facile à décoder. Toute l'agitation autour de l'élection présidentielle de vendredi est source de curiosité pour la plupart des décrypteurs avident de scanner les codes iraniens. Ainsi donc, de nombreuses fausses pistes sont apparues et il est devenu difficile de trouver qui étaient les réels concurrents et quels étaient les enjeux politiques.
Dans cette bataille, le dirigeant suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei a remporté une victoire éclatante. L'éminence grise de la politique iranienne, Akbar Hashemi Rafsanjani a subi une cuisante défaite. Le rideau est-il entrain de tomber définitivement sur la carrière tumultueuse du " Shark" ( Requin) le sobriquet de Rafsanjani acquis dans le puits vicieux du Madjis iranien (parlement) où il avait l'habitude en tant que porte parole de nager dangereusement comme prédateur politique dans les premières années de la Révolution Islamique ?
Compte tenu de l'importante marge (64%) avec laquelle le Président Mahmud Ahmadinejad a gagné, il est tentant de dire que comme l'énorme baleine du roman épique de Herman Melville, Moby Dick, Rafsanjani est entrain de couler, profondément blessé par le harpon, dans l'oubli froid de la mer de la politique iranienne. Mais on ne peut jamais réellement l'affirmer.
L'Administration du Président Barack Obama aux Etats Unis a pu voir à travers le fonctionnement allégorique de l'élection iranienne et probablement anticiper le torrent de destruction qui suivrait une fois que la vengeance se déchaînerait. Elle a fait ce qu'il fallait en restant distante, délibérément détachée. La partie difficile se joue maintenant - démarrer des négociations avec la maison que Khamenei préside tel un monarque sur tous ses sujets.
D'abord, l'ABC de l'élection. Qui est Mir Hossein Mousavi le principal opposant d'Ahmadinejad dans l'élection ? C'est une énigme enveloppée de mystère. Il a fait impression sur la jeunesse et la classe moyenne urbaine comme réformateur et moderniste. Pourtant, comme premier ministre en Iran de 1981-89, Mousavi était franchement dur. A l'évidence, ce que nous avons vu au cours de sa campagne high tech c'est un Mousavi bien différent, comme s'il s'était déconstruit minutieusement et reconstruit lui-même.
C'est ce que Mousavi avait à dire lors d'une interview en 1981 concernant la crise de 444 jours des otages quand de jeunes révolutionnaires iraniens ont séquestré des diplomates américains :" c'était le commencement de la deuxième phase de notre révolution. C'est après cela que nous avons découvert notre véritable identité islamique. Après cela nous avons eu le sentiment que nous pouvions regarder la politique occidentale en face et l'analyser de la même façon qu'ils nous avaient analysés pendant de nombreuses années".
Il a très probablement été impliqué dans la création du Hezbollah au Liban. Ali Akbar Mohtashami, le saint patron du Hezbollah, a servi comme son ministre de l'intérieur. Il a été impliqué dans l'affaire Iran-Contra en 1985, un deal avec l'Administration de Ronald Reagan où les US fourniraient des armes à l'Iran en contre partie de quoi Téhéran faciliterait la libération des otages américains retenus par le Hezbollah à Beyrouth. L'ironie c'est que Mousavi était totalement à l'opposé de Rafsanjani et l'une des premières choses que ce dernier a fait en 1989 lorsqu'il a pris ses fonctions de président a été de montrer la porte à Mousavi. Rafsanjani n'avait pas de temps à perdre pour "l'anti-occidentalisme" de Mousavi ou son hostilité viscérale contre l'économie de marché.
La plateforme électorale de Mousavi était un curieux mélange de positions politiques contradictoires et d'intérêts personnels le tout unifié dans le cadre d'un mission maniaque, principalement celle visant à s'emparer des commandes présidentielles du pouvoir en Iran. Elle rassemblait de soit disant réformistes qui soutenaient l'ancien président Mohammad Khatami et des ultra conservateurs du régime. Rafsanjani est le seul homme politique en Iran qui a pu rassembler des groupes aussi disparates. Il a oeuvré assidument main dans la main avec Khatami jusqu'à la fin.
@
Si on doit laisser de côté la "foule Gucci" largement inconséquente de Téhéran nord, qui sans nul doute a donné pas mal de couleur, de verve, et de joie à la campagne de Mousavi, le gros de sa plateforme politique comprenait des intérêts personnels puissants visant à s'emparer du pouvoir aux mains du régime dirigé par Khamenei. D'un côté, ces groupes d'intérêts s'opposaient sérieusement aux politiques économiques d'Ahmadinejad, qui menaçaient leur contrôle de secteurs clés tels le commerce extérieur, l'éducation privée et l'agriculture.
Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment l'Iran, il suffit de dire que le clan familial Rafsanjani possède de vastes empires financiers en Iran, incluant le commerce extérieur, de vastes propriétés terriennes et le réseau le plus vaste d'universités privées en Iran. Connu sous le nom d'Azad, il y a 300 branches disséminées dans tout le pays, qui non seulement pouvaient injecter de l'argent mais aussi établir un réseau d'étudiants actifs pour la campagne électorale de Mousavi de quelque 3 millions de personnes.
Les campus Azad et auditoriums ont fourni les points de ralliement dans les provinces pour la campagne de Mousavi. L'objectif c'était de faire en sorte que la campagne puisse toucher les pauvres du monde rural et leurs multitudes qui forment la base de l'électorat d'Ahmadinejad. Le style politique de Rafsanjani c'est de construire des réseaux étendus dans pratiquement tous les échelons élevés de la structure du pouvoir, spécialement dans des organisations telles que : Guardian Council, Expediency Council, le clergé Qom, le Majlis (parlement), le judiciaire et la bureaucratie, le bazar de Téhéran et même des éléments à l'intérieur de cercles proches de Khamenei. Il a fait entrer en action ses cellules d'influence.
L'axe Rafsanjani Khatami constituait la principale plateforme politique de Mousavi comprenant des réformistes et des conservateurs. La compétition des quatre candidats était supposée donner un résultat divisé obligeant à un deuxième tour le 19 Juin. La candidature de l'ancien commandant du corps des Gardes de la Révolution Iranienne (IRGC), Mohsen Rezai ( qui a servi sous Rafsanjani quand ce dernier était président) était supposée rallier une partie des cadres des IRGC et des conservateurs importants.
De plus, le quatrième candidat, Mehdi Karrubi, avait un programme "réformiste" supposé siphonner le soutien à Ahamdinejad par son offre de politiques économiques basée sur la justice sociale telle l'idée très populaire de distribuer les revenus du pétrole au peuple plutôt qu'il aille dans les caisses du gouvernement.
Le complot de Rafsanjani c'était de faire en sorte que l'élection se prolonge de sorte que Mousavi puisse récupérer les votes "anti Ahmadinejad". L'estimation c'était qu'au mieux Ahmadinejad obtiendrait au premier tour 10 à 12 millions de votes des 28 à 30 millions qui pourraient effectivement voter (pour un électorat complet de 46.2 millions) et par conséquent si l'élection se prolongeait avec un deuxième tour, Mousavi en profiterait nettement car les votes de Rezai et Karrubi étaient essentiellement des votes "anti Ahmadinejad".
La campagne électorale était déjà bien avancée quand le régime a réalisé que derrière la clameur demandant un changement de direction à la présidence, Rafsanjani visait en fait la direction de Khamenei et que l'élection était une guerre de proxys. L'origine du conflit entre Rafsanjani et Khamenei remonte à la fin des années 80 quand Khamenei a assuré la direction en 1989.
Rafsanjani faisait partie de ceux nommés par l'Imam Khomeini au premier Conseil Révolutionnaire qu avaient sa confiance, alors que Khamenei a rejoint le Conseil plus tard quand le nombre de ses membres a été augmenté. Donc Rafsanjani en a toujours voulu à Khamenei de lui avoir ravi le poste de dirigeant suprême. L'institution religieuse proche de Rafsanjani a fait circuler la rumeur que Khamenei n'avait pas les références religieuses requises, qu'il était indécis comme président exécutif, et qu'on pouvait se poser des questions sur le processus de l'élection, ce qui jetait un doute su la légalité de sa nomination.
Des religieux puissants, poussés par Rafsanjani, ont affirmé que le dirigeant suprême était supposé être non seulement une autorité religieuse ( mujtahid), mais aussi qu'on attendait de lui qu'il soit une source d'émulation ( marja ou un mujtahid ayant des disciples religieux) et que Khamenei ne remplissait pas ses conditions - à la différence de Rafsanjani lui-même. La démystification de Khamenei reposait sur l'argument fallacieux que son éducation religieuse était douteuse. Les piques lancés par les religieux associés à Rafsanjani ont continué dans les premières années 90. Ainsi, Khamenei a pris ses fonctions sans grande assurance et pendant le gros de la période où Rafsanjani a été au pouvoir comme président ( 1989-1997) il a adopté un profil bas compte tenu des circonstances.
Le résultat c'est que Rafsanjani a exercé plus de pouvoir comme président que n'importe quel autre président à Téhéran. Mais Khamenei a attendu le bon moment, tout en commençant à étendre progressivement son pouvoir. S'il manquait d'appui auprès de l'establishment religieux d'Iran, il a plus que compenser en attirant à ses côtés l'establishment sécuritaire, spécialement le ministre des renseignements, les IRGC et les milices Basij.
Tandis que Rafsanjani frayait avec les autorités religieuses et le bazar, Khamenei s'est tourné vers un groupe de jeunes politiciens brillants, intelligents, ou avec des antécédents sécuritaires qui rentraient des champs de bataille de la guerre Irak-Iran - tels Ali Larijani, l'actuel porte parole du Maljis, Said Jalili, actuellement le secrétaire du Conseil de Sécurité Nationale, Ezzatollah Zarhami, chef de la radio et de la TV d'état, de même que Ahmadinejad lui-même.
Le pouvoir c'est inévitablement accumulé entre les mains de Khamenei une fois qu'il eut gagné la loyauté des IRGC et des Basij. A la fin de la présidence de Rafsanjani, Khamenei était déjà à la tête des trois branches du gouvernement et des médias d'état, commandant en chef des forces armées, et même d'institutions lucratives telles que l'Imam Reza Shrine ou l'Oppressed Foundation, qui ont des capacités presque illimitées pour étendre leur patronage politique.
Ainsi donc, globalement, la structure actuelle du pouvoir prend la forme d'un vaste appareil patriarcal de la direction politique. Donc, des analystes perspicaces ont vu juste quand ils ont conclu qu' Ahmadinejad ne s'en serait jamais de lui-même publiquement et directement pris à Rafsanjani lors du débat télévisé controversé du 4 juin à Téhéran avec Mousavi.
Ahmadinejad a dit :" aujourd'hui ce n'est pas Mr Mousavi seul qui s'oppose à moi, puisqu'il y a trois gouvernements successifs de Mr Mousavi, Mr Khatami, et Mr Hashemi ( Rafsanjani) ligués contre moi". Il a pointé directement à Rafsanjani pour avoir été le cerveau d'un complot pour le renverser. Il a dit que Rafsanjani a promis la chute de son gouvernement à l'Arabie Saoudite. Rafsanjani a contre attaqué les jours suivant en adressant un message à Khamenei demandant qu' Ahmadinejad se rétracte " de sorte qu'il n'y ait pas besoin d'action légale".
"J'attends de vous que vous régliez la situation afin d'éteindre le feu dont la fumée peut être vue dans l'atmosphère, et d'agir pour déjouer des complots dangereux. Même si je devais tolérer cette situation, il ne fait aucun doute que certaines personnes, et factions ne toléreront pas cette situation", a prévenu un Rafsanjani en colère.
Simultanément, Rafsanjani a aussi rallié sa base au sein de l'establishment religieux. Une clique de 14 religieux senior à Qom ont pris partie pour lui. Tout cela était un acte de désespoir pour défendre des intérêts personnels, désespérés qu'ils étaient de la redoutable montée en puissance des IRGC ces dernières années. Mais, si Rafsanjani a calculé que la "mutinerie" au sein de l'establishment religieux énerverait Khamenei, il a mal interprété l'équation des pouvoirs à Téhéran. Khamenei a fait la pire chose possible pour Rafsanjani. Il a simplement ignoré le "Requin".
Les IRGC et les volontaires Basij, qui rassemblent des dizaines de millions de personnes, se sont mobilisés rapidement. Ils se sont joints aux millions de pauvres ruraux qui adorent Ahmadinejad en tant que chef. Cela a été une répétition de l'élection de 2005. La participation a atteint un chiffre record de 85%. Dans les heures qui ont suivi l'annonce de l'énorme victoire d'Ahmadinejad, Khamenei a manifesté son approbation en applaudissant la participation très importante et a appelé à une "vraie célébration".
Il a dit : " je félicite.... le peuple pour ce succès massif et presse tout le monde d'être reconnaissant pour cette bénédiction divine. Il a mis en garde les jeunes et les supporters du candidat élu et les supporters des autres candidats afin qu'ils soient complètement vigilants et afin d'éviter toute action et discours provocateurs et suspects."
Le message de Khamenei à Rafsanjani est direct : accepter la défaite avec grâce et éviter plus de malversation. L'élection de vendredi permet à la maison du dirigeant suprême Khamenei de rester à l'évidence le centre névralgique du pouvoir. Ce sont les quartiers généraux de la présidence du pays, des forces armées d'Iran, spécialement des IRGC. C'est la source des trois branches du gouvernement et le point nodal des politique étrangère, sécuritaire et économique.
Obama peut envisager une façon de démarrer directement des négociations avec Khamenei. C'est un défi difficile.
Copyright 2009 Asia Times Online
http://www.planetenonviolence.org/Les-Vrais- Enjeux-Des-Elections-Iraniennes-Le-Pari-De-R afsanjani-Se-Retourne-Contre-Lui_a1936.html
[ publié par jeromet
le 2009-06-25 08:52:59 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Lundi 22 juin 2009 ]
Iran's Ayatollah under threat? ALP
By Farzad Agah
Some influential moderate clerics privately admit that Khamenei has not done "justice" to the presidential candidates and has not treated them with impartiality.
This behaviour, they believe, could jeopardise his position as leader since one of the main qualities required of the supreme leader is "justice".
Rafsanjani is also the chairman of the Expediency Council which is a body charged with the power to resolve differences or conflicts between parliament and the Guardians of the Constitution, but its true power lies more in its power to oversee the supreme leader.
It is a well-known fact that there is a lot of bad blood between Ahmadinejad and Rafsanjani whom the president accuses of corruption and aristocratic behaviour.
Ahmadinejad angered Rafsanjani when in his presidential television debate with Mousavi, he alleged that all the three opposition candidates had been put forward by Rafsanjani to defeat him.
He further accused Rafsanjani of unlawfully accumulating massive wealth over many years and putting his cronies in the way of the president.
The allegations prompted Rafsanjani to write a highly critical open letter to Khamenei, which the supreme leader ignored.
The deep frustration and disillusionment of the mainly urban supporters of Mousavi, together with the establishment rifts now out in the open, are posing a serious threat to Khamenei's authority.
That may benefit Rafsanjani, who aspires to become the next supreme leader, and rumours abound that he is trying to muster support among some influential clerical members of the Assembly of Experts to take Khamenei to task.
This may prove difficult, however, considering that there is still the well-armed and powerful Iranian Revolutionary Guard – that some say are the country's de facto rulers - to contend with.
http://english.aljazeera.net/news/middleeast /2009/06/200961923416905779.html

[ publié par jeromet
le 2009-06-22 07:18:43 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Dimanche 21 juin 2009 ]
21 Juin Revue de Presse RCI
MONDE
@
@
PROPOSITION POUR CRÉER LES 'NATIONS UNIES' INDIGÈNES
La quatrième édition du sommet des communautés indigènes des Amériques s'est achevée dimanche à Puno, au Pérou, sur une proposition pour créer une Union mondiale des nations indigènes.
Cette organisation, une sorte de 'Nations unies' des autochtones, vise à diffuser leur vision du monde et défendre leur identité. Son principe a été approuvé par les près de 5.000 délégués d'ethnies natives du continent, du Canada à la Patagonie. Le mouvement indigène représente environ 40 millions de personnes en Amérique latine avec environ 400 groupes identifiables.
----------------------
@
@
Beijing se dote d’une loi du «Buy Chinese»
François Normand, Les affaires
Beijing a inséré cette politique dans son plan de relance pour stimuler l’économie nationale. Photo : Bloomberg
Les entreprises canadiennes auront plus de difficultés à vendre leurs biens et leurs services en Chine.
Après les États-Unis et leur disposition du «Buy American», c’est au tour de la Chine de se doter d’une politique «Buy Chinese» - favorisant l’achat de biens et de services locaux.
Beijing a inséré cette politique dans son plan de relance pour stimuler l’économie nationale, un geste qui risque d’aggraver les réflexes protectionnistes que l’on observe à travers le monde.
Dans un décret publié conjointement par neuf ministères, Beijing stipule que le gouvernement doit seulement utiliser des biens et des services chinois à moins que ceux-ci ne soient pas disponibles en Chine ou qu’ils ne peuvent pas être achetés à des conditions avantageuses.
http://www.lesaffaires.com/article/0/economie/2009-06-18/494971/beijing-se-dote-detrsquoun e-loi-du-etlaquobuy-chineseetraquo-.fr.html
--------------
La Chine nie les allégations de protectionnisme
La Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme a publié cette annonce le 1er juin pour améliorer la supervision des finances liées au plan de relance, a expliqué le porte-parole.
"L'objectif de cette annonce est d'assurer un marché juste et compétitif", a-t-il indiqué.
L'annonce respecte la loi sur les acquisitions du gouvernement chinois promulguée en 2002 et la pratique commune internationale, et les entreprises et produits étrangers ne sont victimes d'aucune discrimination, selon Qin Gang.
http://french.news.cn/economie/2009-06/19/c_134724.htm
-----------------------
MOSCOU, 18 juin (Xinhua) -- Le président russe Dmitri Medvedev a énuméré cinq domaines prioritaires pour développer l'économie novatrice, a rapporté jeudi le site Internet du Kremlin.
Ces cinq domaines sont: l'économie d'énergie, la technologie nucléaie, la technologie spatiale, les soints de santé et la technologie de l'information.
La Russie soutiendra en particulier le programme de système de navigation Glonass, le développement d'équipements de diagnostic et de médecine, les recherches et le développement des superordidnateurs, a précisé M. Medvedev.
Selon lui, la formation d'une économie novatrice implique la participation du gouvernement féderal, des autorités locales, des universités et des entreprises.
Le fons de capital-risque et les marchés devraient être également utilisés pour la mise en oeuvre des projets, a-t-il souligné.
http://french.news.cn/economie/2009-06/19/c_134681.htm
------------------
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ VOTE DES SANCTIONS PLUS DURES CONTRE LA CORÉE DU NORD
Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé vendredi à l'unanimité un durcissement des sanctions contre la Corée du Nord à la suite de son essai nucléaire du mois dernier. Dans sa résolution adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil a mis en place un système renforcé d'inspection des cargaisons aériennes, maritimes et terrestres à destination ou en provenance de Corée du Nord, y compris en haute mer, et un élargissement de l'embargo sur les armes. Le texte prévoit aussi un alourdissement des sanctions financières à l'encontre de Pyongyang et l'allongement de la liste des entités nord-coréennes frappées d'un gel de leurs avoirs financiers à l'étranger. Il vise ainsi à empêcher les activités nucléaires et balistiques de la Corée du Nord et à assécher les revenus qu'il tire de ses ventes d'armes et de technologie. Pyongyang est déjà sous le coup de sanctions du Conseil de sécurité adoptées en 2006 après son premier essai nucléaire.
-------------
PÉROU : LE PREMIER MINISTRE VEUT DIALOGUER AVEC LES AUTOCHTONES
Le Premier ministre du Pérou, Yehude Simon, se rend lundi dans le nord du pays, dans l'espoir d'apaiser un conflit avec les communautés indiennes d'Amazonie, à l'origine d'affrontements qui ont fait une trentaine de morts au début du mois. Les communautés indiennes bloquent depuis deux mois des routes, des fleuves ou des installations pétrolières à travers l'Amazonie, afin de protester contre des décrets-lois, jugés trop complaisants envers l'industrie d'extraction minière. Le 5 juin dernier, des affrontements avec les forces de l'ordre ont fait 34 morts, dont 25 policiers, à Bagua à 1,000 kilomètres au nord de Lima, constituant les violences civiles les plus meurtrières au Pérou depuis les pics de la guerre contre le terrorisme il y a près de 20 ans. Le Parlement péruvien a fait un premier geste, lors d'une session extraordinaire mercredi dernier, en suspendant un décret-loi sur l'exploitation forestière afin d'apaiser la colère des communautés indigène.
-------------------
LE PÉROU ANNULE DEUX DÉCRETS À L'ORIGINE DE LA CRISE INDIGÈNE
Le Parlement du Pérou a annulé jeudi deux décrets sur l'exploitation des ressources naturelles à l'origine d'affrontements meurtriers entre les tribus indigènes d'Amazonie et la police il y a deux semaines. Le vote risque de retarder les projets d'exploitation minière et énergétique que les deux décrets présidentiels devaient favoriser, et pourrait conduire les États-Unis à réviser les termes du pacte de libre-échange avec le Pérou. Les affrontements entre indigènes et forces de sécurité, qui ont fait au moins 34 morts, devraient en outre pousser le président Alan Garcia à remanier son gouvernement en juillet. Son Premier ministre, Yehude Simon, a déjà annoncé qu'il allait démissionner dans les prochaines semaines, une fois la crise résolue. Alan Garcia avait promulgué l'an dernier une série de décrets en s'appuyant sur des pouvoirs extraordinaires confiés par le Congrès afin de mettre en oeuvre l'accord de libre-échange avec Washington pour favoriser l'investissement étranger. Devant l'ampleur de la contestation et des violences, il a fini par céder et demander au Congrès d'annuler les décrets.
@
==========================================================================================
@
@
@
FEDERAL
@
@
@
LE DÉFICIT D'OTTAWA DÉPASSERA 170 MILLIARDS $ EN 5 ANS SELON LA BANQUE TD
La Banque Toronto Dominion a estimé mardi que le gouvernement canadien va accumuler des déficits budgétaires totalisant 172 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, soit près du double des plus récentes prévisions du ministre des Finances, Jim Flaherty.
------------------
OBAMA NOMME UN NOUVEL AMBASSADEUR AU CANADA
Le président américain Barack Obama a nommé jeudi au poste d'ambassadeur au Canada son collaborateur David Jacobson, un spécialiste des conflits commerciaux M. Jacobson est actuellement assistant du président pour le personnel de la Maison Blanche. Il a auparavant passé une trentaine d'années au cabinet d'avocats Sonnenschein, Nath & Rosenthal LLP, spécialisé dans les contentieux commerciaux ou financiers. Le Canada et les États-Unis font partie avec le Mexique de l'Accord de libre-échange nord-américain que Barack Obama s'était fait fort de renégocier pendant sa campagne électorale. Lors de sa visite à Ottawa, M. Obama avait toutefois promis d'agir d'une manière qui "ne trouble pas la relation commerciale extraordinairement importante" entre les États-Unis et le Canada. Les deux pays s'opposent fréquemment en matière commerciale. En mai, Ottawa a engagé une action à l'Organisation mondiale du commerce contre une loi américaine d'étiquetage imposant la mention du pays d'origine sur la viande vendue aux États-Unis. Le Canada estime que cette loi pénalise les producteurs canadiens.
-------------
UN GOUVERNEMENT NPD ÉLU POUR LA 1ÈRE FOIS EN NOUVELLE-ÉCOSSE
Les électeurs de la Nouvelle-Écosse ont fait passer leur province à l'histoire, mardi, en élisant le premier gouvernement néo-démocrate porté au pouvoir au Canada à l'est de l'Ontario. Le Nouveau Parti démocratique formera un gouvernement majoritaire, ayant remporté 31 des 52 sièges du Parlement provincial de Halifax. Le chef du NPD, Darrell Dexter, un ancien journaliste et avocat, a réussi à persuader les électeurs d'ignorer les avertissements lancés par le gouvernement conservateur sortant, qui avait qualifié le parti de Dexter de bande d'irresponsables radicaux et dépensiers. La victoire du NPD dans cette province du Canada atlantique met fin à un règne conservateur de 10 ans et probablement aussi à la courte carrière politique du Premier ministre Rodney MacDonald. M. MacDonald avait pris les rênes du Parti conservateur début 2006 et déclenché des élections l'été suivant. Les électeurs lui avaient alors confié un gouvernement minoritaire. À la dissolution de l'assemblée législative, les conservateurs détenaient 21 sièges, le NPD, 20, et les libéraux, neuf. Il y avait un député indépendant et un siège vacant.
@
--------------
LES PROVINCES CANADIENNES RÉCLAMENT L'OUVERTURE DES MARCHÉS PUBLICS AUX USA
Les Premiers ministres des 13 provinces et territoires du Canada ont réclamé mardi la négociation avec Washington d'un accord sur l'ouverture des marchés publics. L'initiative a été engagée à la suite de l'inquiétude face à la montée du protectionnisme aux États-Unis. Les dirigeants provinciaux font part, dans un communiqué, de leur "grande préoccupation" en ce qui concerne les "effets néfastes" sur les compagnies canadiennes des dispositions découlant de la clause d'achat local aux États-Unis ("Buy American"). Ils demandent que les gouvernements canadien et américain engagent des négociations en vue de la conclusion rapide d'un accord de "libéralisation des marchés publics qui soit réciproque afin de garantir un accès mutuellement bénéfique aux marchés". La question est d'autant plus sensible au Canada que les États-Unis absorbent les trois quarts des exportations canadiennes. Le plan de relance adopté par le Congrès américain comporte des dispositions qui obligent les États et les municipalités américains à des produits américains pour leurs projets d'infrastructures financés par Washington. Ces dispositions ne s'appliquent pas au gouvernement fédéral tenu au respect de l'Accord de libre-échange nord-américain, contrairement aux États et municipalités
---------------
OTTAWA MAINTIENT SA POSITION CONTROVERSÉE SUR LA PEINE DE MORT À L'ÉTRANGER
Le gouvernement conservateur canadien maintient sa position controversée sur l'aide à apporter aux ressortissants canadiens condamnés à mort à l'étranger, malgré les nombreuses critiques et un jugement sans équivoque de la Cour fédérale du canada. Le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon a répété vendredi que le Canada respecterait "les décisions des États souverains et démocratiques" en matière de justice, y compris quand ils condamnent des gens à la peine capitale. M. Cannon a ajouté qu'il continuerait d'étudier au "cas par cas" l'opportunité de demander la clémence pour certains Canadiens condamnés à mort à l'étranger. La semaine dernière, le ministre avait fait valoir en Chambre qu'à son avis, "la clémence devait se mériter". Ces propos ont troublé les partis d'opposition. Ils estiment que les conservateurs sont en train de créer deux classes de citoyens, ceux qu'on défend et ceux qui n'en valent pas la peine. Pour le Bloc québécois, la position gouvernement équivaut à se donner un droit arbitraire de vie ou de mort sur les individus.
@
=====================================================================================
@
@
PROVINCIAL
@
@
@
@
QUÉBEC ADOPTE UNE LOI CONTRE LES POURSUITES ABUSIVES
L'Assemblée nationale du Québec a adopté mercredi une loi visant à décourager les grandes entreprises qui se servent des tribunaux pour tenter de bâillonner des citoyens ou des groupes de pression. Les écologistes sont parmi les principales victimes des poursuites-bâillons déposées par les grandes sociétés pour les museler. La ministre de la Justice du Québec, Kathleen Weil, a déclaré que l'adoption de cette loi démontre la volonté de son gouvernement de protéger la participation des citoyens aux débats publics et de contribuer à un meilleur accès à la justice. Les poursuites-bâillons, communément appelées SLAPP pour Strategic Lawsuit Against Public Participation, sont des poursuites judiciaires intentées contre des personnes ou des organisations qui ont adopté publiquement une position portant sur un enjeu de société contraire à l'auteur de la poursuite. En vertu de la nouvelle loi, le fardeau de la preuve sera inversé et il reviendra au demandeur de démontrer que son action est fondée en droit et qu'elle ne vise à museler personne. Un exemple est celui fourni par la maison d'édition Écosociété, qui estime devoir faire face à des poursuites abusives de plusieurs millions de dollars intentées par la compagnie minière Barrick Gold.
@
=========================================================================================
@
FINANCE
@
@
@
LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES DOIVENT PRESSER LE PAS, SELON LE PATRON DU FMI
De passage au Canada, le directeur général du Fonds monétaire international a déclaré, les institutions financières de la planète doivent accélérer le nettoyage de leurs bilans. S'exprimant au Forum économique international de Montréal, Dominique Strauss-Kahn a jugé le processus en cours trop lent. Il croit que le fait que plusieurs banques et institutions financières n'aient pas encore divulgué tous leurs actifs problématiques constitue le principal risque à la reprise économique mondiale. M. Strauss-Kahn a par ailleurs soutenu que la crise économique aurait été bien pire sans la concertation des banques centrales et des gouvernements nationaux. Selon lui, le défi pour les pays développés sera désormais de contenir les déficits budgétaires massifs qui découleront des plans de relance. Pour sa part, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a lancé un appel à la vigilance face à la "fièvre" du protectionnisme qui pourrait compromettre les signes de reprise économique dans le monde.
@
@
------------
@
@
Sauvetage financier - Le Trésor récupère de ses fonds
New York -- Plusieurs des 10 banques américaines autorisées la semaine dernière à rembourser les fonds obtenus à l'automne dans le cadre du plan de sauvetage du système financier ont annoncé qu'elles avaient rendu ces fonds, à commencer par Morgan Stanley et JPMorgan Chase.
La banque d'affaires Morgan Stanley, qui avait pourtant été jugée insuffisamment capitalisée à l'issue d'un «test de résistance» mené par les régulateurs, a été parmi les premières à se délivrer de ses obligations
Ces derniers jours, le président du conseil d'administration de la banque de Winston-Salem, en Caroline du Nord, avait été cité dans la presse pour avoir traité d'«énorme arnaque» cette «aide» gouvernementale qu'il n'avait pas sollicitée.
http://www.ledevoir.com/2009/06/18/255545.html
=========================================================================================
@
DIVERS
@
@
AIR CANADA VA AUTORISER LES ANIMAUX DE COMPAGNIE EN CABINE
Air Canada et Air Canada Jazz ont annoncé mercredi qu'ils vont autoriser, à compter du premier juillet, les chats et les chiens de petite taille à voyager avec leurs maîtres dans les cabines à bord de leurs avions. Les propriétaires de chats et de chiens de petite taille n'auront qu'à débourser 100 dollars pour un vol domestique ou 200 dollars pour un vol international afin que leur animal domestique voyage avec eux en cabine. Les propriétaires devront inscrire leur animal et payer des frais de gestion de 50 dollars pour les vols intérieurs et transfrontaliers et de 100 dollars pour les vols internationaux. Afin de tenir compte des passagers ayant des allergies, Air Canada a indiqué que le nombre d'animaux permis par vol sera restreint à un maximum de deux ou quatre selon le type d'avion.
------------------
CRISE DES NOTES DE FRAIS EN GRANDE-BRETAGNE: DÉMISSION D'UN 11ÈME MINISTRE
Le scandale des notes de frais des parlementaires britanniques a fait une nouvelle victime mercredi, la secrétaire d'État au Trésor Kitty Ussher, qui a démissionné de ses fonctions. Mme Ussher, dont le portefeuille est rattaché au ministère des Finances, a déclaré n'avoir pas abusé du système de notes de frais mais qu'elle ne voulait pas être un souci pour le Premier ministre Gordon Brown. Cette démission intervient cependant juste avant que son patron, le ministre des Finances Alistair Darling, fasse son discours annuel sur l'état de l'économie. C'est un nouveau coup dur pour M. Brown qui tente de réaffirmer son autorité alors que 11 de ses ministres ont quitté le gouvernement, que son parti a encaissé de lourdes défaites aux élections locales et européennes et que des poids lourds du Parti travailliste contestent ouvertement son leadership. Le 5 juin, après les démissions en cascade de ministres, Gordon Brown avait tenté de reprendre la main en annonçant un léger remaniement de son gouvernement. Il avait alors réaffirmé sa ferme intention de rester au 10 Downing Street.
@
-----------------
@
@
UN MILLIARDAIRE AMÉRICAIN ACCUSÉ D'UNE FRAUDE DE 7 MILLIARDS $
La justice américaine a inculpé vendredi le milliardaire texan Allan Stanford et quatre autres personnes de fraude et d'entrave à la justice dans le cadre d'une escroquerie pyramidale présumée de 7 milliards de dollars. Un tribunal de Virgine a ordonné que Stanford, âgé de 59 ans et arrêté jeudi soir par le FBI, soit transféré à Houston, au Texas, en vue d'une audience sur son éventuelle mise en liberté sous caution. Il est soupçonné d'avoir orchestré une vaste fraude par l'entremise de sa banque, la Stanford International Bank, établie à Antigua, dans les Caraïbes. Il encourt la prison à vie s'il est reconnu coupable. Plus de 5.000 investisseurs sont concernés par cette fraude. L'homme d'affaires est soupçonné d'avoir vendu pour 7 milliards de dollars de certificats de dépôt à des rendements invraisemblablement élevés par l'entremise de sa banque. Cette escroquerie présumée, connue sous le nom de "pyramide de Ponzi", est du même type que celle dont est accusé le financier Bernard Madoff. Stanford dément toute malversation.
@
----------------
LE GOUVERNEMENT US MET EN LIGNE PAR ERREUR UNE LISTE DE SITES NUCLÉAIRES
Le gouvernement américain a mis accidentellement en ligne sur internet une liste détaillée des installations nucléaires civiles et gouvernementales accompagnée de leurs activités aux États-Unis. Plusieurs responsables américains ont toutefois assuré mercredi qu'aucune information risquant de compromettre la sécurité nationale ne figurait dans le document. Le document de 266 pages a été publié le 6 mai dans le cadre de sa transmission par le président Barack Obama au Congrès. Certaines pages sont marquées "hautement confidentielles".
@
--------------
[ publié par jeromet
le 2009-06-21 08:43:00 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Samedi 20 juin 2009 ]
Etats-Unis prêts en cas de tir vers Hawaii ALP
WASHINGTON (AFP) — Les Etats-Unis s'inquiètent d'un éventuel tir de missile nord-coréen vers Hawaii et ont pris des mesures pour protéger cet Etat américain situé au milieu de l'océan Pacifique, a indiqué jeudi le secrétaire à la Défense américain, Robert Gates.
"Nous avons vraiment des inquiétudes qu'ils lancent un missile (...) en direction de Hawaii", a déclaré le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse.
M. Gates a indiqué qu'il avait approuvé le déploiement sur l'île d'un dispositif de défense antimissile et de radars pour "fournir un soutien" militaire en cas d'attaque nord-coréenne.
"Je pense que nous sommes en bonne position s'il devient nécessaire de protéger le territoire américain", a-t-il assuré.
M. Gates avait déjà indiqué début juin que Pyongyang pourrait préparer un nouveau tir de missile balistique à longue portée, tout en précisant que les intentions nord-coréennes n'étaient "pas claires".
Selon un rapport du ministère japonais de la Défense, cité jeudi par le journal japonais Yomiuri Shimbun, Pyongyang pourrait tirer un missile de ce type (Taepodong-2) en direction de l'île japonaise d'Okinawa, de Guam ou de l'archipel américain de Hawaii. La Corée du Nord a déjà tiré trois missiles à longue portée, en 1998, 2006 et cette année.
Des responsables américains et sud-coréens ont également fait état récemment de signes montrant que Pyongyang pourrait se préparer à tirer un nouveau missile de longue portée.
La presse sud-coréenne a affirmé mardi que la Corée du Nord avait terminé les travaux préparatoires d'un nouveau site de lancement situé sur sa côte nord-ouest.
Selon le ministre japonais de la Défense, Yasukazu Hamada, le prochain tir pourrait intervenir entre le 4 et le 8 juillet. Le tir de 2006 était intervenu le 4 juillet, jour de la fête nationale des Etats-Unis.
La tension est montée d'un cran ces dernières semaines sur la péninsule coréenne après un deuxième test nucléaire mené le 25 mai par le régime nord-coréen de Kim Jong-Il, qui a entraîné un durcissement des sanctions internationales contre la Corée du Nord.
Pyongyang a réagi avec une extrême virulence, menaçant de ne jamais renoncer à ses ambitions nucléaires et d'utiliser son plutonium à des fins militaires.
La résolution 1874 votée vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU interdit le transport de tout type d'armement, à l'exception des armes légères par des bateaux nord-coréens ou d'autres pays en provenance ou à destination de la Corée du Nord. Elles demande aux différents Etats dont les navires transporteraient des matériels interdits de permettre une inspection en haute mer ou dans le port le plus proche.
Selon des médias américains, les Etats-Unis surveillent un bâtiment nord-coréen qui a quitté mercredi le pays et semble se diriger vers Singapour. Le Kang Nam transporterait des armements prohibés, selon ces informations.
Les sanctions de l'ONU n'autorisent pas le recours à la force pour inspecter des bateaux nord-coréens, ont reconnu mercredi des responsables américains.
"Nous comptons appliquer fermement la résolution 1874", a assuré jeudi l'amiral Mike Mullen, le chef d'état-major interarmées américain.
http://www.google.com/hostednews/afp/article /ALeqM5jFfERitEZ3El_PQhsK8h7pPuXdRA
---------------------------
@
La Corée du Nord semble préparer un tir de missile à longue portée
http://www.google.com/hostednews/afp/article /ALeqM5jvUZr4Ze3ZierEWLEunINJjhECOw
--------------
[ publié par jeromet
le 2009-06-20 07:55:25 ]
[Permalien]
[ ] [
]
[ Samedi 20 juin 2009 ]
Pouvoirs policiers accrus pour surveiller l'internet ALP
Internet: l'entrevue avec Benoit Dupont.
par Normand Rhéaume
OTTAWA -- Le service de renseignement et les corps de police canadiens pourront intercepter les courriels et les autres communications électroniques, notamment par cellulaires, en vertu de deux projets de lois présentés par le gouvernement Harper.
Les projets de loi obligeront les fournisseurs de services de communications de haute technologie à transmettre des renseignements sur leurs abonnés, incluant le nom, l'adresse de résidence, le numéro de téléphone, l'adresse de protocole Internet et l'adresse électronique.
La proposition législative exigera aussi de ces entreprises qu'elles se dotent d'une capacité d'interception en achetant l'équipement et les logiciels appropriés.
Le gouvernement canadien fournira à ces compagnies une compensation financière dont le montant n'a pas été précisé.
Les ministres de la Justice et de la Sécurité publique, Rob Nicholson et Peter Van Loan, estiment que, en ce XXIe siècle, l'interception des communications est essentielle pour enquêter sur les crimes graves, poursuivre leurs auteurs devant les tribunaux et lutter contre le terrorisme.
Les services de police et le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) continueront d'avoir besoin d'un mandat pour intercepter les communications.
Contrairement à la preuve médico-légale se trouvant sur les lieux d'un crime, explique le ministère de la Sécurité publique, la preuve numérique est éparpillée parmi un grand nombre d'appareils et de réseaux informatiques situés au Canada et ailleurs dans le monde.
Le gouvernement conservateur croit qu'il est utile d'amender plusieurs lois existantes pour donner aux enquêteurs des outils de haute technologie.
Les amendements législatifs permettront à la police d'activer à distance des dispositifs de localisation installés dans les cellulaires et les automobiles.
Ils permettront également au Bureau de la concurrence du Canada d'améliorer ses enquêtes sur des pratiques commerciales trompeuses.
D'autre part, le projet de loi sur les pouvoirs d'enquête crée une nouvelle infraction criminelle pour interdire l'utilisation d'un système informatique dans le but de conclure une entente avec un tiers en vue d'exploiter sexuellement un enfant.
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archi ves/2009/06/20090618-161934.html
@
---------------------
[ publié par jeromet
le 2009-06-20 07:52:13 ]
[Permalien]
[ ] [
]
Articles 1 à 10 sur 1842
Pages: 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|
|
|
|