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[ Vendredi 16 mai 2008 ]
Parlons de Chavez ALP
Interpol confirme l'authenticité de documents impliquant Chavez
Toutefois, l'interprétation de ces documents, dont certains ont été publiés dans la presse, est sujette à caution car les noms des dirigeants de la guérilla mais également ceux de leurs interlocuteurs avaient été changés et codés par Raul Reyes.
Fin mars, la Colombie avait déjà, toujours sur la base de ces documents, accusé les Farc de vouloir se lancer dans le terrorisme international et indiqué avoir saisi un stock d'uranium appauvri.
Des experts consultés par l'AFP avaient minimisé ces informations en soulignant que la guérilla ne disposait pas des structures industrielles permettant une utilisation militaire de ce métal.
L'ancien candidat libéral (opposition) à la présidence colombienne Rafael Pardo soutient dans un éditorial du quotidien El Tiempo que la tactique du président Uribe, en organisant des fuites dans la presse, n'a "pas abouti à ce que ces gouvernements (du Venezuela et d'Equateur) coupent leurs relations avec les Farc, mais avec le gouvernement colombien"
http://afp.google.com/article/ALeqM5jC8u-W6qBduUDSt0_sje1DmPxmDg
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CARACAS Le président vénézuélien Chavez accuse la Colombie de vouloir déclencher une guerre AFP
Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé dimanche que le gouvernement colombien tentait de provoquer le Venezuela pour déclencher une guerre et justifier une intervention des Etats-Unis.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/afp.asp?id=10344&2309
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Chavez urges $1bn poverty fund Chavez said Venezuela was willing to commit $365m to the fund [Reuters] Hugo Chavez, the Venezuelan president, has called on European and Latin American nations to set up a $1bn fund to help provide food and medicine for the poor. Chavez said on Thursday that he was willing to commit $365m of the country's oil income to the fund, as global food and energy prices continue to rise.
http://english.aljazeera.net/NR/exeres/C7A24B2B-7D25-45A4-81B1-7F5638FC843A.htm
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Selon les sommes impliqués il s'agit pour moi de paiements de rancons pour les otages:JEROME
[ publié par jeromet
le 2008-05-16 08:44:58 ]
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[ Vendredi 16 mai 2008 ]
Jouer avec les droits humains, les conventions, les libertés civiles ALP
Affaire Omar Khadr - Dallaire compare le Canada et les États-Unis aux terroristes
Le sénateur libéral Roméo Dallaire estime que leur traitement d'un jeune Canadien détenu à la base de Guantánamo Bay abaisse le Canada et les États-Unis au niveau des terroristes.
Cliquez ici! Le général à la retraite affirme qu'en faisant fi des droits d'Omar Khadr et des conventions internationales, les deux pays ne font pas mieux que ceux qui n'accordent aucune importance aux droits.
M. Dallaire a déclaré devant un comité parlementaire que Khadr est une victime, un enfant soldat qui devrait être réhabilité et réintégré dans la société plutôt que traduit en justice devant ce qu'il considère être un tribunal illégal.
Khadr n'avait que 15 ans quand il a été capturé en Afghanistan. Il est détenu depuis six ans à la base de Guantánamo Bay, à Cuba. Les États-Unis veulent qu'il soit jugé par un tribunal spécial.
«Dès que vous vous mettez à jouer avec les droits humains, les conventions, les libertés civiles, en disant que c'est pour votre protection, vous n'êtes pas mieux que ceux qui n'y croient pas du tout», a-t-il déclaré.
http://www.ledevoir.com/2008/05/14/189669.html
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96 milliards de plus pour l'armée
Les dépenses sont trois fois plus élevées que celles annoncées par Harper
Le ministère de la Défense a convoqué les journalistes hier pour mieux expliquer la stratégie dévoilée lundi par le gouvernement Harper.
Il y a eu une mauvaise compréhension des chiffres et des budgets lors de l'annonce», a poliment confirmé hier un haut gradé militaire qui ne peut être nommé. En fait, la somme de 30 milliards de dollars fait référence au budget annuel de l'armée canadienne en 2031-32, soit 20 ans après l'année 2011-12, qui sert d'année zéro pour ce plan. Il ne s'agit donc pas de l'investissement total du gouvernement fédéral sur une période de 20 ans mais bien de l'objectif annuel à atteindre.
Cette rondelette somme de 96 milliards sera donc intégrée au budget annuel de la Défense sur 20 ans. Elle servira non seulement à couvrir la hausse des coûts fixes de l'armée (chauffage, salaires, etc.) mais également à lancer plusieurs nouveaux projets.
Après le discours d'introduction du lieutenant-général Natynczyk, les relationnistes du ministère de la Défense ont demandé aux journalistes de fermer les micros et les caméras afin de poursuivre la séance d'information avec les militaires présents sans attribution des citations, ce qu'on nomme familièrement «off the record» dans le milieu journalistique. Les médias ont protesté, soutenant que les propos du lieutenant-général Natynczyk, le numéro deux des Forces canadiennes, devraient pouvoir lui être attribués lors de la période de questions et de réponses.
Les militaires, visiblement mal à l'aise, ont maintenu cette directive. «Je comprends, mais je dois respecter les lignes directrices du gouvernement», a simplement affirmé le lieutenant-général Walter Natynczyk.
http://www.ledevoir.com/2008/05/15/189804.html
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Why Bush must recognise the Nakba
No one is likely to mention that Israel's heroic survival was, to the Arabs, a dispossession in which 750,000 Palestinians fled or were driven out of their homes.
Official US ignorance of that, passed down through generations and embodied in Bush's visit only to the Israeli side, has, unsurprisingly, angered Palestinians.
"It is a slap in the face," Diana Buttu, a prominent Palestinian analyst in the West Bank, told The New York Times, adding that the US is essentially saying: "You have no history and your past does not matter."
But more than the insult or even stupidity of such a one-sided position is the tactical bungling of an administration that wants to be seen as a fair arbiter of a long-standing dispute.
That is pretty hard to do, if all you can see is one side's pain and glory.
http://english.aljazeera.net/NR/exeres/1B63B5EF-1708-416C-BCA4-B294A39E3D51.htm
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[ publié par jeromet
le 2008-05-16 08:38:21 ]
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[ Mardi 13 mai 2008 ]
Photo des militaires chinois s'apprêtant à revêtir des robes de bonzes tibétains....
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VOICI LES FAUX MOINES QUI ONT CAUSÉ DES VIOLENCES A LHASSA
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A diffuser largement ! Le gouvernement chinois est encore pire que ce que l'on pensait.
Et pourtant on a de l'imagination ! la Chine fait vraiment de la désinformation...
Les moines de Lhassa ont dit qu'ils étaient enfermés et n'étaient pour rien dans les manifs.
Certains le savaient depuis le 20 mars grâce à cette photo
La photo est passée par l'Italie et revient vers nous.
Nous espérons qu'elle franchira toutes les frontières et sera vue dans le monde entier.
(Photo prise le 20 mars par l'Agence de communication de Grande Bretagne)
[ publié par jeromet
le 2008-05-13 07:36:35 ]
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[ Mercredi 07 mai 2008 ]
La Chine construit une base secrète pour ses sous-marins ALP
Pour la première fois, des images satellites de la base de Sanya ont été rendues publiques.
On pourrait y tourner un James Bond. L'île de Haïnan a tous les atouts pour attirer 007 : un climat tropical, de magnifiques plages de sable blanc, de riches expatriés en week-end et des filles à gogo, puisqu'il est même question d'y organiser l'un des prochains concours de Miss Monde. Mais surtout, une gigantesque base navale, en partie souterraine, capable d'héberger vingt sous-marins lanceurs de missiles nucléaires.
Les services de renseignements occidentaux se doutaient depuis longtemps que les autorités chinoises construisaient en secret des installations militaires sur Haïnan. Mais en publiant sur son site Internet les images de l'entreprise satellite Digital Globe, la revue britannique spécialisée Jane's Intelligence Review apporte la preuve, non seulement de l'existence de la base, mais de l'extrême rapidité des progrès effectués par Pékin dans le domaine militaire.
C'est la face secrète de la Chine. L'envers du décor olympique qui s'étale à la une des journaux. Les images de la base de Sanya, également appelée Yulin, dévoilent, au sud-est de la Chine, un complexe militaire composé d'un port, de gigantesques tunnels et de cavernes pouvant même abriter un ou deux porte-avions et d'autres navires de guerre.
Selon le Jane's, le complexe est probablement muni d'un système de démagnétisation qui rendrait les sous-marins difficiles à détecter au sonar. Pékin prévoirait d'installer dans ce repère ses sous-marins jin, de type 094, pouvant être armés des nouveaux missiles à longue portée JL-2, dotés d'un rayon d'action de 8 000 kilomètres. Selon le Pentagone, la Chine possédera cinq sous-marins de ce type d'ici à 2010. Depuis la base de Yulin, ils pourront atteindre des eaux très profondes sans être détectés.
En se dotant de capacités de projection de puissance au sud-est du pays, Pékin renforce son emprise sur la région. Le contrôle sur la mer de Chine et ses routes maritimes stratégiques est d'autant plus vital pour les autorités que la dépendance chinoise vis-à-vis des importations de pétrole et de ressources minières augmente.
La Chine possède une force nucléaire modeste (environ 400 têtes), surtout si on la compare à celle des États-Unis (10 000 têtes nucléaires). Mais la montée en puissance chinoise, notamment économique, s'accompagne d'un rejet de la domination militaire des États-Unis dans la région. L'Armée populaire de libération (APL) a fait du développement de nouveaux sous-marins nucléaires l'une de ses priorités.
Un défi aux États-Unis
Selon les experts, la construction de la base clandestine de Haïnan aurait absorbé une grande partie de l'augmentation spectaculaire du budget militaire chinois au cours des dernières années. La taille de la base et les moyens qui lui sont consacrés permettent de penser que Sanya pourrait devenir une base clé de la marine chinoise, qui pourrait même y regrouper toute sa flotte nucléaire.
La base est un défi à la domination navale américaine dans la région. « Après avoir ressenti pendant deux siècles l'hégémonie occidentale, la Chine est déterminée à montrer ses muscles… Pékin tient le fait d'avoir une force militaire perfectionnée pour un élément essentiel du statut de grande puissance », affirmait mercredi dernier le directeur de la CIA, Michael Hayden, dans un discours à l'Université du Kansas.
La présence de sous-marins nucléaires dans cette région du Pacifique occidental permettrait d'ores et déjà à la Chine de remplir un objectif important : empêcher les États-Unis d'intervenir si l'Armée populaire de libération décidait un jour d'attaquer Taïwan. «Cette croissance militaire est troublante, car elle renforce à long terme les intentions de la Chine envers Taïwan», a prévenu Michael Hayden.
La base navale de Sanya constitue aussi une menace pour les pays de la région. Ainsi que pour la multitude de petites îles de la mer de Chine méridionale, qui sont revendiquées par de nombreux pays et qui ont, pour certaines, de gros potentiels pétroliers. .
http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/03/01003-20080503ARTFIG00001-la-chine-construit-une-base-secrete-pour-ses-sous-marins-.php
[ publié par jeromet
le 2008-05-07 07:17:42 ]
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[ Mercredi 07 mai 2008 ]
7 Mai Revue de presse ALP
L'ÉCART SE CREUSE ENTRE RICHES ET PAUVRES AU CANADA
L'écart entre riches et pauvres s'est creusé au cours du dernier quart de siècle au Canada et les revenus de la classe moyenne ont stagné, selon une étude publiée jeudi par Statistique Canada. De 1980 à 2005, les plus riches ont vu leur revenu augmenter de 16%, alors que celui des plus pauvres a chuté de 20%. Quant à la classe moyenne, ses revenus ont stagné, ne progressant que de 0,1%, selon des données collectées lors du recensement de 2006. En 1980, le salaire médian des Canadiens était de 41,400 dollars, mais n'a progressé que de 53 dollars en 25 ans. La proportion des travailleurs canadiens gagnant plus de 100,000 dollars est passée de 3% à 6%, ce qui représente plus d'un demi-million des quelque 33 millions de Canadiens. Les immigrants sont particulièrement touchés. En 1980, les nouveaux arrivants touchaient 85% de la rémunération des personnes nées au Canada. 25 ans plus tard, ce pourcentage était tombé à 63%. Le revenu des immigrantes a aussi subi la même évolution, passant de 85% à 56%, par rapport à celui d'une femme née au Canada.RCI
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LE CANADA FUSTIGÉ À L'ONU À PROPOS DES DROITS AUTOCHTONES
Le Canada a été critiqué jeudi aux Nations unies pour son refus de ratifier une déclaration de l'ONU sur les droits des autochtones. Ce texte non contraignant a été adopté en septembre par l'ONU malgré l'opposition du Canada, des États-Unis, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, qui avaient estimé qu'il accordait trop de terres et de droits aux indigènes. La présidente de l'Instance permanente de l'ONU sur les questions autochtones, Victoria Tauli-Corpuz, a indiqué que le Canada tentait désormais d'empêcher que la déclaration soit utilisée comme base de travail pour les négociations en vue d'un accord à l'Organisation des États américains. Le Canada, a-t-elle ajouté, avait auparavant une image positive sur la question des droits indigènes et avait joué un rôle prépondérant dans la rédaction de la déclaration. Elle estime que la réputation du Canada est "très mauvaise" depuis l'élection d'un gouvernement conservateur à Ottawa en 2006. Le ministre canadien des Affaires indiennes, Chuck Strahl, a de son côté assuré l'ONU du fort engagement d'Ottawa sur les droits des indigènes, notamment l'éducation, l'accès à l'eau potable et la réparation des torts passés. Il a ajouté que le Premier ministre Stephen Harper prévoyait de formuler des excuses pour ces torts. Il a précisé que le Canada avait refusé de ratifier la déclaration, au motif que les droits des autochtones sont déjà protégés par la Constitution canadienne et assurés par un ensemble complexe de traités.RCI
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LE NPD CRITIQUE LA DÉCISION DES CONSERVATEURS DE FERMER LE REGISTRE CDAI
À Ottawa, le Nouveau parti démocratique critique la décision des conservateurs au pouvoir de supprimer une base de données électronique qui permettait aux citoyens d'examiner les affaires internes du gouvernement. Le Système de coordination des demandes d'accès à l'information avait été créé en 1989 pour gérer le flot des demandes au gouvernement en vertu de la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée. Selon l'agence Presse Canadienne, le Conseil du Trésor a publié une note, le 1er avril dernier, sommant les employés du gouvernement de ne plus alimenter ou de mettre à jour cette base de données. Le NPD estime qu'il s'agit d'un exemple de la volonté du gouvernement conservateur de ne pas être redevable auprès de la population. RCI
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Les conservateurs ont refusé, de façon imprudente, de reconnaître la légitimité de l'organisme qui doit assurer la tenue d'élections libres.
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À quelle place l'Histoire situera-t-elle la crise globale -- dont les symptômes sont à la fois financiers, monétaires, économiques, alimentaires, énergétiques et écologiques -- que subit la planète depuis mi-2007 et qui s'est accélérée en ce premier semestre de l'année 2008?
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[ publié par jeromet
le 2008-05-07 07:12:05 ]
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[ Mardi 06 mai 2008 ]
30 fois plus que l'économie réelle ALP
Ramener les marchés sur terre
Éric Desrosiers
La crise alimentaire mondiale n'est que le dernier exemple en date des effets dévastateurs que peut avoir un marché financier débridé et surdimensionné sur l'économie réelle, estime l'économiste franç
sam panthaky agence france-presse Des céréales à l'encan à Jetalpur, en Inde. En 2005, la valeur de l'économie réelle s'élevait à 44 000 milliards $US, ou 44 «téradollars». L'ensemble du marché financier dépassait, au même moment, les 2000 téradollars. Plus des deux tiers de ce montant étaient des produits dérivés et autres véhicules financiers apparentés, soit 30 fois plus que l'économie réelle.
Photo: Agence France-Presse Il faudra une prise de conscience populaire et politique comparable à celle qui a eu lieu sur la question environnementale pour arriver à mettre un peu d'ordre dans le marché financier international, estime un expert français. D'ici là, on risque de continuer d'aller de bulle en bulle et de crise en crise chaque fois plus grave que la fois précédente.
«Quinze années de processus de globalisation ont transporté le marché financier sur une autre planète, a dit en entrevue au Devoir hier l'économiste français François Morin, de passage au Québec. Il s'est créé un décalage avec les mécanismes de régulation qui sont, pour la plupart, restés dans leurs cadres habituels. Cela a permis aux grandes banques d'agir pratiquement en toute liberté avec les résultats que l'on sait.»
Il y a eu la bulle technologique dans les années 90, puis la bulle immobilière qui est en train de se dégonfler, et l'on en voit déjà d'autres apparaître dans les secteurs des matières premières et de l'alimentation. «Celles-là n'ont toujours pas fini de grossir et elles causent déjà des émeutes de la faim. On ne peut pas laisser les choses aller», a expliqué le professeur à l'Université de Toulouse et auteur en 2006 d'un ouvrage intitulé Le Nouveau Mur de l'argent: Essai sur la finance globalisée.
Tout a commencé par le désir de libéraliser la finance qui a mené à l'abandon des taux de change fixes, au début des années 70, et plus tard à la perte de contrôle des gouvernements et de leurs banques centrales sur les taux d'intérêt à moyen et long terme, explique l'expert qui a été invité pour une série de conférences par la Chaire en mondialisation, citoyenneté et démocratie de l'Université du Québec à Montréal. La plus grande variation des taux de change et des taux d'intérêt a considérablement augmenté le degré d'incertitude auquel sont font face les entreprises, les incitant à recourir à toute sorte de stratégies de couverture pour réduire leur exposition au risque.
30 fois plus que l'économie réelle
Le marché des options, contrats à terme, PCAA et autres produits dérivés allait connaître une croissance fulgurante au point de perdre contact avec l'économie réelle. En 2005, la valeur de cette économie mondiale, faite d'entreprises et de travailleurs produisant des biens et services, s'élevait à 44 000 milliards $US, ou 44 «téradollars», dit l'économiste. L'ensemble du marché financier dépassait, au même moment, les 2000 téradollars. Plus des deux tiers de ce montant hallucinant (1400 téradollars) étaient des produits dérivés et autres véhicules financiers apparentés, soit 30 fois plus que l'économie réelle. Au début des années 90, ce secteur représentait à peine un téradollar.
L'un des problèmes avec ces produits dérivés, dit François Morin, est qu'ils ne font pas disparaître le risque, ils ne font que le transférer ailleurs, nous exposant tous à des effondrements financiers comme celui des subprimes. Un autre problème est qu'ils se prêtent si bien à la spéculation. «On blâme toujours les hedge funds d'être les grands responsables de cette spéculation, mais ce que l'on oublie souvent de dire, c'est que ce sont souvent les grandes banques globales, comme Citi et BNP Paribas, qui sont derrière eux.» Et l'on ne parle pas de la calamité que sont les paradis fiscaux. «Si l'on y retrouve tant de hedge funds, poursuit l'économiste français, c'est bien moins pour des raisons fiscales que pour leur [faible] régulation.»
Ce qu'il faudrait, dit-il, ce sont des contre-pouvoirs. Comme le marché financier et ses principaux acteurs sont globaux, il faudrait logiquement que les nouvelles règles soient édictées par des organisations internationales. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque des règlements internationaux (BRI) apparaissent tous désignés.
De nombreux obstacles se dressent cependant sur le chemin, à commencer par les grandes banques elles-mêmes qui continuent de plaider pour leur autorégulation. Certains pays, comme les États-Unis, s'opposent également à de telles réformes, dit François Morin, notamment parce que le système en place les a si bien servis dans le financement de leur dette. Les banques centrales sont aussi réfractaires à abandonner une part de leur autonomie, dit-il, sans parler de l'idéologie néolibérale qui est solidement ancrée dans la tête de tellement de décideurs.
Cette sombre réalité n'est pas totalement dépourvue de lueurs d'espoir. Le professeur de Toulouse se réjouit notamment que les participants à la dernière réunion des ministres des Finances des pays du G7, le mois dernier à Washington, aient pour la première fois pointé un doigt accusateur vers les grandes banques. «C'est déjà bien que l'on ait osé identifier les responsables de la crise, dit François Morin. Mais cela demeure très insuffisant.»
Les véritables changements en profondeur mettront beaucoup plus de temps à venir, craint-il. «Il faudrait commencer par un travail d'éducation populaire. Ces enjeux sont à la fois tellement importants, mais aussi tellement complexes et difficiles à comprendre, y compris pour certains spécialistes. Cela ressemble beaucoup à la question environnementale qu'il a d'abord fallu expliquer avant de commencer à envisager des solutions globales.»
L'autre solution ne serait pas souhaitable. Il s'agirait, pour chaque pays, de se refermer sur lui-même afin d'exercer un contrôle plus étroit de ses acteurs financiers récalcitrants. «On a vu ce que cela a donné en 1929», dit François Morin.
http://www.ledevoir.com/2008/05/06/188482.html
[ publié par jeromet
le 2008-05-06 08:43:02 ]
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[ Jeudi 01 mai 2008 ]
Ethanol Caricature ALP

[ publié par jeromet
le 2008-05-01 07:43:28 ]
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[ Lundi 21 avril 2008 ]
La peur de la contagion ALP
Pour expliquer la rigidité dont fait preuve la Chine à l'égard du Tibet, Claude Levenson avance deux explications. D'abord, dit-elle, le pays craint une contamination, comme en URSS après la chute du mur de Berlin. L'émancipation des Tibétains pourrait notamment donner des idées aux Ouïgours qui forment une population musulmane très remuante et très compacte dans le nord-ouest de la Chine (Xinjiang).
Mais les Chinois ne craignent pas seulement la contagion nationale, ils craignent aussi la contagion religieuse. «Les autorités chinoises voient dans la contestation tibétaine un défi à leur autorité, dit l'écrivaine. Ils craignent un pouvoir spirituel capable de s'opposer et de présenter une autre vision du monde que la leur. Cette opposition spirituelle est un défi à l'autorité du Parti dans un pays où l'on a cherché à éradiquer la religion. On assiste aujourd'hui en Chine à une renaissance du bouddhisme. Or la référence première du bouddhisme en Chine reste le Tibet. Voilà qui suscite la crainte des autorités.»
C'est la même crainte qui a justifié la répression sauvage à l'égard des disciples de la secte Falungong qui n'avaient pourtant aucune prétention politiques. Les autorités chinoises semblent craindre tout ce qui peut combler le vide spirituel créé par 50 ans de communisme. Levenson montre du doigt le nationalisme exacerbé qui caractérise toujours la Chine. «Ce nationalisme est entretenu à partir de la plus tendre enfance. Dès la maternelle, les enfants doivent assister au lever du drapeau. On leur vante la grandeur de la Chine. Tout cela ne date pas de Mao. C'est une tradition cultivée par tous les empereurs. La Chine est la civilisation par excellence, et les autres ne sont que des barbares. Mao a simplement habillé ce nationalisme autrement. Or l'ouverture actuelle de la Chine n'a pas encore remis en question ce nationalisme exacerbé.»
http://www.ledevoir.com/2008/04/21/186137.html
[ publié par jeromet
le 2008-04-21 23:48:57 ]
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[ Dimanche 20 avril 2008 ]
Le Québec aussi est attaqué ALP
La stratégie néo-liberale de mondialisation va bon train.
Pour etre concurentiel : Diminuer les impots des nantis (investissements) Démanteler le filet social (couts) Augmenter la sécurité ( controler des individus)
Jerome
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vendredi 18 avril 2008 Entreprise de démolition (sociale)
Cacophonie gouvernementale ou tourbillon médiatique destiné à noyer dans un flot de nouvelles diverses et variées des mesures impopulaires ? Les deux à la fois ? Difficile de répondre. Une chose est sûre : de la suppression de la carte SNCF « famille nombreuse » à la fin du remboursement des lunettes, de la baisse du nombre d’enseignants à la réforme hospitalière en passant par celle de l’indemnisation chômage, les dispositions annoncées par le gouvernement français vont dans un seul sens, sans déborder d’un iota de leur objectif : réduire les dépenses sociales. Le tout enrubanné d’un discours policé.
Ainsi, il paraît que l’on doit désormais bannir du vocabulaire toute référence à la « carte hospitalière » (de très mauvaise réputation depuis le début des années 2000, car elle a servi de fer de lance aux fermetures de petits hôpitaux). M. Nicolas Sarkozy, qui a rendu publics, le 17 avril, les grands axes de la « réforme », préfère parler de « nouveau paysage hospitalier » — lequel comptera 200 hôpitaux de moins d’ici 2010. Même souci de forme chez M. Claude Evin, ancien ministre socialiste de la santé et fervent partisan de ce nouveau tour de vis dans lequel il ne voit que « mutations en douceur » — expression plus appropriée, assure-t-il, que « fermetures ». Maternités locales et hôpitaux de proximité disparaîtront donc… mais sans brutalité. D’ores et déjà, on voit se profiler des « déserts médicaux » (il faut parfois faire 80 ou 100 km pour accoucher, par exemple), tandis que les grands centres hospitaliers aux plateaux techniques de pointe sont encombrés pour des soins banals.
Le projet présidentiel confirme une réorganisation en réseau, dont le principe aurait pu être intéressant s’il n’offrait un partage démesurément favorable aux cliniques privées (qui prendront plus en charge la chirurgie et la médecine programmées — plus rentables —, et laisseront au secteur public les pathologies lourdes — plus coûteuses). Il prévoit également de donner tout pouvoir à un directeur unique (exit les médecins et les élus). Bien gérer avant de bien soigner, comme l’ont montré André Grimaldi, Thomas Papo et Jean-Paul Vernant. Or, les vrais problèmes de l’hôpital public — un manque de médecins (avec le numerus clausus, on est passé à 2 500 formés par an contre 8 500 il y a vingt ans), une pénurie d’infirmières, l’organisation des urgences - sont renvoyés à des échéances indéterminées….
Autre secteur en ligne de mire : les prestations sociales. L’allocation familiale majorée pour les enfants de 11 ans est supprimée ; elle ne sera versée qu’à partir de 14 ans et augmentée de 60 euros. Le manque à gagner pour les ménages est évalué à 138 millions d’euros par la Caisse nationale des allocations familiales elle-même (CNAF). Dans le même esprit, le gouvernement avait planifié la suppression de la carte famille nombreuse de la SNCF, qui donne droit à des réductions, compensées par l’Etat, auprès du service public. Devant le tollé général, la décision est suspendue. Tout comme la proposition de la ministre de la Santé, Mme Roselyne Bachelot, de supprimer le remboursement des lunettes. Mais ce n’est que partie remise, alors que les dépenses d’optique font déjà partie des soins auxquels renoncent les familles, faute de moyens (1). Le candidat Sarkozy n’hésitait d’ailleurs pas à décréter qu’il fallait « porter les remboursements des lunettes à 50 % »…
Les chômeurs sont également dans le collimateur. Tout demandeur d’emploi étant par définition suspect, le gouvernement vient de décréter que toute personne refusant plus de deux fois une « offre valable d’ emploi » verrait ses indemnités réduites ou même supprimées. Nul ne sait qui définit ce qui est « valable », mais tout le monde sent bien que cela accélèrera la sortie des statistiques — du meilleur effet politique. Il faut quand même rappeler qu’aujourd’hui un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé. Théoriquement, les négociations sur ces questions entre le patronat et les syndicats doivent s’ouvrir dans les prochaines semaines, mais le gouvernement a déjà défini ce que doit être le résultat. Avec le même sens de la démocratie, il a décidé que les négociations sur les retraites, qui devraient être bouclées d’ici août, devaient aboutir à une augmentation du temps de cotisation (41 ans au lieu de 40). D’ores et déjà, quatre retraités sur dix ne peuvent avoir une pension complète, selon la Confédération générale du travail (CGT).
Autre cible : la fonction publique et les services qui lui sont attachés. Dans l’enseignement, 11 200 postes d’enseignants sont supprimés, dont 8 000 dans le secondaire. Ce sont les élèves — et notamment ceux des lycées professionnels — qui sont montés au créneau pour défendre « un enseignement de qualité ». Et pour cause : en moyenne, les classes comptent déjà 27,8 élèves, et même 31 pour les classes de seconde. Certes, les moyens humains ne font pas tout, mais ils demeurent essentiels pour mener des projets pédagogiques novateurs et aider réellement les élèves.
Plus généralement, le gouvernement veut ne remplacer qu’un fonctionnaire de l’Etat sur deux partant à la retraite d’ici 2011. Cela signifie moins d’enseignants, d’agents de l’équipement, de policiers, de soignants… Cette cure d’amaigrissement serait indispensable en raison des déficits budgétaires – effectivement colossaux. D’autant qu’ils ont été gonflés par les cadeaux fiscaux, souvent versés aux plus riches (bouclier fiscal, réduction des tranches d’impôt, etc. ), qui atteignent 15 milliards d’euros depuis l’arrivée de M. Sarkozy à l’Elysée. A comparer avec les 7 milliards d’économies réalisées sur le dos des services publics. Qui a dit que M. Sarkozy manquait de cohérence ? Martine Bulard
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-04-18-Social
[ publié par jeromet
le 2008-04-20 12:17:09 ]
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[ Mercredi 16 avril 2008 ]
Annonces de mesures encadrant le commerce de denrées alimentaires ALP
Un rapport parrainé par l'UNESCO prône un changement radical des pratiques agricoles pour éviter une explosion sociale liée à la hausse des prix alimentaires, alors que plusieurs pays touchés tentent de s'organiser face aux pénuries.
Les pays agricoles doivent changer radicalement de politique pour «éviter que l'augmentation de la population et les changements climatiques ne se traduisent en une explosion sociale et une catastrophe environnementale» dans les années à venir, affirme ce rapport, fruit du travail de 400 chercheurs.
Selon ce rapport, la volatilité des prix alimentaires va se poursuivre en raison de la demande accrue, du développement des biocarburants et de la spéculation croissante dans le domaine des ressources agricoles.
Alors que les émeutes liées à la hausse vertigineuse des prix alimentaires se sont multipliées ces derniers jours dans le monde, plusieurs gouvernements ont annoncé hier des mesures encadrant le commerce de ces denrées.
L'Indonésie va strictement contrôler ses importations et exportations de riz, pour ramener le calme sur son marché national, certains producteurs étant tentés d'exporter en raison de l'envolée des prix. Le troisième producteur mondial de riz, qui peine déjà habituellement à combler ses besoins, ne pourra exporter que lorsque ses stocks dépasseront les trois millions de tonnes, selon la nouvelle loi.
S'agissant du blé, le Kazakhstan a décidé d'un moratoire sur ses exportations jusqu'au 1er septembre, pour lutter contre la hausse des prix alimentaires dans le pays. Si ces mesures visent à protéger à chaque fois le marché national, elles contribuent aussi à l'envolée des prix. L'annonce récente d'une réduction des exportations de riz par l'Inde et le Vietnam, deux gros producteurs, a ainsi eu cet effet.
Aux Philippines, la présidente Gloria Arroyo a promis la plus grande sévérité contre les voleurs de riz, alors que le prix de ce produit de base continue de battre record sur record, porté par l'arrêt des exportations indiennes et par la dépendance de plusieurs pays importateurs. Le pays a prévu de consacrer en 2008 environ 1 % de son PIB pour fournir à la population la plus démunie du riz à prix subventionné.
Parallèlement, l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) a mis en garde contre l'envolée des prix alimentaires, estimant qu'elle risquait de dissuader de nombreux parents d'envoyer leurs enfants à l'école dans les pays pauvres, pour les faire travailler. L'organisation a souligné que l'impact de la crise était amplifié dans les pays pauvres, où la nourriture absorbe jusqu'à 75 % du revenu des familles, contre 15 % dans les pays riches.
Alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi la communauté mondiale à prendre des mesures immédiates et à long terme face à la crise, un groupe d'action interministériel français s'est réuni à Paris sur ce dossier. Les États-Unis avaient pour leur part annoncé lundi le déblocage de 200 millions de dollars d'aide d'urgence, notamment pour l'Afrique.
Le Brésil, qui accueille officiellement à partir de demain une conférence régionale de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), va tenter de convaincre que sa production massive de biocarburants n'est pas responsable de la flambée des prix actuelle, provoquée plutôt par le nombre croissant de bouches à nourrir.
http://www.ledevoir.com/2008/04/16/185280.html
[ publié par jeromet
le 2008-04-16 09:15:31 ]
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